Parution #15

BIBA Magazine - Sorato, la marque à découvrir

Date de sortie : 12|09|16

BIBA est un magazine féminin mensuel pétillant, audacieux et plein d’humour. Il contient des rubriques telles que : mode, beauté, couple, boulot, sujets de société… 

L'aventure pour Marine la créatrice commence lors d'un voyage à Marrakech où elle découvre le killim (technique de tissage de fils en laine ancestrale de tradition berbère).

Après avoir fait une école de commerce, et travailler dans une petite star-up spécialisée dans l'impression, Marine décide de créer Sorato, sa marque de sac unique.

Rendez-vous au 212 rue Saint-Maur à Paris dans le 10e dans un petit atelier sympathique et cosy où se mêlent couture, fou rire, tissu et bonne ambiance.

Et puis il y a Marine. Marine Sorato c'est la créatrice de la marque du même nom, née il y a un peu plus d'un an, passionnée de voyage et assoiffée de nouvelle découverte.

« Sorato à la base est parti d'un coup de cœur sur le kilim berbère, c'est ce qui m'a donné envie de me lancer dans l'aventure »

La vision de Sorato est globale, elle mélange l'artisanat, le voyage et les pièces uniques.

Marine, dans son vestiaire propose des sacs et des pochettes en kilim et bientôt des kimonos unisexe en textile péruvien. Chaque pièce est fabriquée à la main par elle-même, des amis, de la famille ... les tissus sont rapportés d'ici et d'ailleurs mais plus précisément du Maroc pour les sacs et du Pérou pour les kimonos : « Ce sont des tissus anciens que je chine et c'est à partir d'une seule et même pièce qu'un sac est fait. Chaque pièce de Kilim est gardée en l'état. Les pièces sont uniques puisqu'il n'y a pas de processus de dessin avant, on fait avec ce que l'on a et notre façon de faire change à chaque pièce ».

La volonté de Marine est de cultiver la rareté au travers de ses pièces car chacune d'entre elles à son sens, son histoire et sa tradition « Ce qui m'intéresse c'est partir et essayer de trouver quelque chose qui a une histoire, une tradition et de le retransformer [le tissu], de le mettre en valeur d'une autre manière que le marché touristique par exemple ... »

Sorato ce n'est pas qu'une marque, c'est aussi un véritable concept qu'il y a derrière :

« Sorato dans 10 ans je le vois comme un laboratoire d'artisanat, j'aimerais bien un énorme entrepôt dans lequel tu rentres et tu découvres l'artisanat de différents pays, mais sous une forme transformée avec des workshops, des ateliers où l'on voit des femmes tisser. À côté de ça, j'aimerais réellement que mon concept soutienne l'artisanat pour que je puisse donner une partie des bénéfices à ces femmes berbères, parce que sans elles, si elles ne tissent plus, je n'existe plus ».

Afghanistan, Réunion, Bali ... Marine à encore des rêves pleins la tête et compte découvrir de nouvelles cultures pour élargir davantage sa gamme.

Photos : BIBA Magazine